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Couleur de peau : Miel

Réalisé par Laurent Boileau, Jung Henin
Avec William Coryn, Christelle Cornil, Jean-Luc Couchard, Arthur Dubois
Produit en 2012
Belgique, France
Documentaire - Animation
1h15
Conseillé à partirde 10 ans
Titre original : Couleur de peau : Miel
??Ils sont 200 000 enfants coréens disséminés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée. Né en 1965 à Séoul et adopté en 1971 par une famille belge, Jung est l’un d’entre eux. Adapté du roman graphique Couleur de peau : Miel, le film revient sur quelques moments clés de la vie de Jung : l’orphelinat, l’arrivée en Belgique, la vie de famille, l’adolescence difficile... Il nous raconte les événements qui l’ont conduit à accepter ses mixités. Le déracinement, l’identité, l’intégration, l’amour maternel, tout comme la famille recomposée et métissée, sont autant de thèmes abordés avec poésie, humour et émotion... Réalisé dans un étonnant mélange d’images réelles et dessinées, entre présent et souvenirs, utilisant à l’occasion des archives historiques et familiales, "Couleur de peau : Miel" est un récit autobiographique d’animation qui explore des terres nouvelles.

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Couleur de peau : miel
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À propos

"COULEUR DE PEAU : MIEL" EST UN RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE QUI RETRACE L'HISTOIRE DE JUNG, ADOPTÉ EN 1971 PAR UNE FAMILLE BELGE, QU'IL A D'ABORD RACONTÉE EN BANDE DESSINÉE, AVANT QUE LE CINÉMA NE S'EN EMPARE AUJOURD'HUI

Au début des années soixante-dix, la Corée fut le premier lieu d'adoption pour les familles américaines, belges ou françaises (13 000 enfants rien que pour la France). La raison en était simple : la guerre de Corée avait fait beaucoup d'orphelins, déstructurant les familles, provoquant aussi des naissances mixtes, américano-coréennes, réprouvées par la société. On abandonnait les enfants qu'on confiait aux orphelinats coréens. Ce fut le destin de la nouvelle ministre Fleur Pellerin, de Jean-Vincent Placé, le président du groupe écologiste au Sénat, ou d'Ounie Lecomte, qui avait réalisé en 2009 le très beau Une vie toute neuve. Ce fut aussi l'histoire de Jung, adopté en 1971 par une famille belge, qu'il a d'abord racontée en bande dessinée, avant que le cinéma ne s'en empare aujourd'hui. Avec le réalisateur Laurent Boileau, Jung, dessinateur reconnu, a décidé de mêler animation et prises de vues réelles, qui montrent sa tentative de retour en Corée, 40 ans après son départ. Ils utilisent une troisième source d'images, les home movies un peu trop lisses et cartes postales, réalisés par sa famille d'adoption dans les années soixante-dix. Une hybridation qui colle au sujet même du film, l'apprentissage douloureux d'une nouvelle famille par un déraciné. Décalages, conscience dévalorisée de sa différence - "un canard boiteux", "une pomme pourrie" -, amitiés avec ses frères et soeurs, mais surtout solitude onirique d'un être à la recherche de sa place et de ses vrais parents. Couleur de peau : miel, qui respecte l'univers visuel du Franco-Coréen, creuse aussi le mal-être existentiel d'un enfant, puis d'un ado, qui, malgré l'amour reçu, eut très longtemps la tentation de fuir et de se replier sur lui-même. L'adoption peut parfois conduire au suicide des enfants. Cette oeuvre sensible évite l'angélisme tout en se gardant d'accuser quiconque.