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LE DERNIER LOUP

Réalisé par Jean-Jacques Annaud
Produit en 2015
FRANCE, CHINE
aventure, environnement
1h55
Conseillé à partirde 9 ans
1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. 
 Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l'autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

Images

puzz dernier loup
puzz dernier loup 2
puzz dernier loup 3
puzz dernier loup 4

À propos

la critique du journal LA CROIX

Jean-Jacques Annaud s’empare de l’ouvrage le plus lu en Chine depuis le «Petit livre rouge» de Mao, Le Totem du loup, qui relate le parcours d’un « jeune instruit » exilé en Mongolie intérieure. Le roman apparaît comme un hymne à l’environnement dans un pays dévasté par la pollution. Si, au départ, trop d’emphase pèse sur le film, il trouve un ton juste entre des scènes spectaculaires (comme l’époustouflante poursuite des chevaux par les loups dans le blizzard) et d’autres, intimes, sous les yourtes, entre le tableau d’années terribles et le cheminement personnel d’un jeune citadin. Tandis que l’Histoire souffle un vent mauvais sur la Mongolie avec l’éradication des loups, Chen Zhen adopte un louveteau et l’élève parmi les bergers. Il se justifie de cette folie tenue secrète par des considérations empruntées à Mao?: « Pour bien connaître ton ennemi, observe-le. » Malgré une coproduction chinoise, le propos politique n’est pas affaibli. Le long métrage montre la richesse de la culture mongole et la logique destructrice du régime, tout en évitant les écueils du manichéisme et de l’anthropomorphisme. Entre exaltation et tristesse, il mêle avec brio récit initiatique, fable spirituelle et fresque historique.