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CETTE LUMIÈRE N'EST PAS CELLE DU SOLEIL

Réalisé par Bernard Favre
Produit en 2015
France
documentaire
1h37
Aux heures les plus sombres de notre histoire, alors que les ténèbres de la barbarie nazie semblent recouvrir inexorablement la France, des hommes et des femmes choisissent de résister. Ils sont l’honneur d’un peuple. Ils sont cette lumière qui brille dans la nuit, annonciatrice des lueurs de l’aube. 
Écoutons-les.? Pendant les 4 ans écoulés, ils ont découverts la faim, la peur, la fraternité, parfois le désespoir, le meurtre. Et la mort. ?
70 ans après qu’en disent-ils ? Comment parlent-ils de ce qu’ils ont enduré ? Au seuil de leur mort, leur langue se délie.

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À propos

à propos du titre

Le titre, emprunté à Shakespeare, fait écho à cette citation de Nelson Mandela qui clôt le film : « En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant ».

Pour une mémoire de la Résistance.

Dès l’immédiat après-guerre, se façonne dans les Alpes et la France toute entière, le mythe d’un pays qui s’est libéré lui-même en luttant massivement contre l’occupant. Cette mémoire de la Résistance est construite pour préserver une cohésion nationale qui laisse finalement peu la parole aux résistants eux-mêmes, entendons ceux qui ont participé dans la fougue et la générosité de leur jeunesse à des mouvements, à des luttes. L’idée du film tient d’abord à sauvegarder la parole de ces témoins anonymes, à restituer avec eux leur image de jeunesse engagée, à donner reconnaissance et légitimité historiques au souvenir de ces sans-grade, de ces sans-gloire. 70 ans après la Libération, il y a urgence. Bientôt les derniers acteurs de cette période auront disparu. Bernard Favre, dans le cadre d’un projet piloté par la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain est parti dans l’aventure des parcours singuliers de plus 70 résistants, filmés pendant plus de 300 heures, racontant une histoire dont beaucoup n’avait jamais parlé, même à leurs proches. Ces témoignages ont fait l’objet d’une série de 13 épisodes qui sont devenus, épurés, sériés, inscrits dans une dramaturgie de la parole, un long métrage qui fait résonner dans la France contemporaine l’écho indispensable des luttes pour la Liberté. Paradoxalement, il n’y a pas de personnages qui se revendiquent comme des héros : ce que le film prend en compte, c’est l’épreuve du danger, la confrontation radicale, tragique bien que souvent ordinaire, avec la mort, redoutée, ordonnée, donnée. Ainsi les destins individuels s’enrichissent d’une expérience collective, au moment où les choses sont dites, là, ici et maintenant. Ainsi ces jeunes de 1944 se découvrent aujourd’hui entrant dans l’histoire.

Un film qui donne envie d'agir.

Cette Lumière n’est pas celle du soleil est un film sur la mémoire, ça n’en fait pas un film du passé. Ses protagonistes avaient entre 15 et 20 ans lorsqu’ils se sont engagés dans le maquis. Ce qui persiste dans leur regard aujourd’hui a conservé l’étincelle de leur éternelle jeunesse. Ces résistants ne livrent pas des histoires d’un autre temps, aujourd’hui révolu. Leurs propos entrent en résonance avec des questions ô combien actuelles, et le récit de leurs combats, de leurs aventures, frappent par leur intemporalité. Comment naissent les engagements ? Pourquoi agir, ou pas ? Pour quels espoirs, et avec quels regrets ? En retraçant leurs parcours et leurs actes, ces hommes et ces femmes restituent une image de la jeunesse qui inspire une certaine admiration, et une bonne dose d’espoir. Vainqueurs modestes, à les entendre il était moins question de courage que de nécessité : celle de s’engager pour défendre la liberté. Le talent de Bernard Favre est d’avoir suscité et capté une parole fragile, avec une simplicité de moyens qui donne toute sa force aux témoignages recueillis.