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REGARDS SUR NOS ASSIETTES

Réalisé par Pierre Beccu
Produit en 2015
France
documentaire
1h15
Six étudiants en géographie enquêtent sur notre alimentation. De leur assiette au sol, ils arpentent le territoire pour trouver des réponses, là où ils consomment, sans aucun à priori, armés de leur seule curiosité. Ils découvrent d’une façon spontanée l'innovation et le bon sens des expériences positives au coin de chez eux. Un voyage original, qui va des interrogations légitimes sur la santé à la quête de sens dans nos vies.

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À propos

Un film politique, qui soulève des questions tant économiques que sanitaires, géographiques, sociales et techniques.

La sincérité du projet, réalisé par des étudiants sous la houlette de Pierre Beccu, ne fait aucun doute et apporte au film une énergie et une fraîcheur bienvenues sur un sujet aussi exploité dans maints documentaires télévisuels. Car pour quiconque s’intéresse un tant soit peu aux problèmes de l’alimentation, rien de bien neuf : les industriels sont sans scrupules et préfèrent l’opacité, les circuits courts sont préférables, le retour de céréales anciennes est bénéfique ; on sait tout cela. Si les consommateurs veulent être informés, les moyens ne manquent pas. C’est d’autant plus vrai que, sur la forme, le film est appliqué, didactique comme un exposé : graphiques, chiffres et entretiens alternent sagement. Mais il nécessaire d’enfoncer le clou et ce documentaire s’y emploie, en adressant aux jeunes un message de responsabilité fort. Il le dit et le répète, le vrai pouvoir est aux mains des consommateurs. En ce sens Regards sur nos assiettes se justifie : rappeler la responsabilité de chacun est nécessaire et sans doute urgent. L’idée forte, elle aussi répétée, selon laquelle il faut éduquer dès le plus jeune âge au goût, idée illustrée par des enquêtes dans des cantines et chez des fournisseurs, mérite d’être soulignée. Le plus grand intérêt du film, au-delà de la dénonciation, est de saisir une époque de changement : les étudiants le constatent, un peu partout, ça bouge. Le goût du bio se développe, les agriculteurs s’organisent sans les centrales d’achat et les industriels, et plus que tout, ils redécouvrent le plaisir de la terre. C’est au fond l’originalité du documentaire : il fait preuve d’optimisme plutôt que de se contenter d’un constat démoralisant.

Et encore !